Tu peux bien faire ce que tu veux. Rien ne t'oblige. Tu décides et tu auras à respecter tes choix. Rien n'est contre ta volonté.
Mais pourtant, le monde à cette manie à être assez mal fait pour vous tordre le bras jusqu'à ce que vous vouliez concentir à votre choix imposé. C'est ce genre d'injustice qui me rend folle. Il m'est arrivé quelque chose de semblable, comme il en arrive à tout le monde, tous les jours. C'était il y a à peine deux mois. C'était au début du mois de juillet dernier, si je me souviens bien...
Au prise avec la DPJ, (Direction de la Protection de la Jeunesse, système Québécois), Durant mon congé du camp Papillon, une dame qui s'occupe de mon dossier vient chez moi. Ce qu'elle me veut encore? Uniquement que je signe une ''Mesure Volontaire''. Elle m'énumère les clauses que je serai obligée de respecter, et qui ne sont pas nécessairement amusantes, et me passe le crayon. Les yeux plissés, je lui demande pourquoi je dois signer. Elle me répond que c'est pour mon bien. J'ai crûe comprendre avec la DPJ que le seul bien qu'ils veulent, c'est clore le dossier qui leur sont attribué. Ce n'est qu'un travail pour eux, sans plus. Je ne veux que la paix moi. C'est ce que j'ai toujours recherché d'ailleurs. Du sens, d'une pensée anodine, je lui demande ce qu'il adviendrait si je ne voulais pas signer. C'est là que le principe de Mesure ''Volontaire'' n'est beau qu'au nom. Elle m'affiche alors le plus faux des sourires hyppocrytes et me répond qu'on irait devant un juge, en justice, et qu'il me les imposeraient en double et plus strictement.
Cette dame me disait ceci à moi, une jeune fille abusée sexuellement par mon ex-beau-père, encore dans la peur et en pleine procédures judiciaires, perdue, et qui me sortaient par les narines que je devais signer ou être encore devant un juge. Un manque de tact à mon égard? Non, je ne crois pas. Du fait, j'en suis sure. Car elle et ses collègues font ce genre de chose à répétition.
J'en aurais beaucoup à dire sur la DPJ, ce qu'ils m'ont fait et fait à certains de mes amis en problèmes. Déjà détruite, ils ont simplement aggravés mon cas déjà lourd. J'étais en dépression. Je ne voulais plus rien faire et la vie n'avait jamais été aussi noire et antipathique. Ils m'ont fait échouer mon année scolaire. Il m'ont fait consulter tellement de gens, que mon histoire, censée être confidentielle, ne l'est plus.
Oui, c'était mon choix de signer, ou de refuser de signer. Mais, tant qu'à dire cela, c'était peut-être mon choix de me faire abuser par l'ex-beau-père durant près de deux ans de ma vie? J'avais peut-être mon mot à dire là dessus? Ce n'est jamais qu'un geste. Tout geste est entourré de situations propices à votre choix. Avec la dame de la DPJ, j'étais sous l'influance de la peur qu'elle m'a imposé. Avec l'ex beau père... Il faut savoir que j'étais isolée de ma famille. Qu'à l'école j'étais battue, que je n'avais pas le droit de sortir simplement au dépanneur du coin. Je n'avais pas le droit d'aller chez mes amis. Pas le droit de téléphoner à qui je voulais. Puis, après, plus le droit à Internet. La société me dégoûte... Ais-je le droit?
''Nous sommes responsable de nos choix... Mais à quel point?''
Même s'habiller n'est plus notre choix. Du sens j'ai appris qu'aller au sens contraire de la société était difficile moralement,^mentalement et physiquement. Moi, j'ai adopté un style vestimentaire Gothique. Je n'ai pas honte, et j'adore comment je suis. Mais j'ai de la difficulté socialement parlant à être acceptée. Et quoi d'autre encore?
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Je rapelle ici que si je ne voulais pas que les gens saches ce que j'ai écrit, je ne les écriraient tout simplement pas. Ce qui est un secret pour moi le saura également pour vous. Simplement, j'accepte d'en faire étallage dans l'espoir de faire réaliser, peut-être, à quelqu'un combien notre société contient des lacunes monstres. Que ce soit en France, en Belgique, en Suisse, aux États-Unis, ou comme moi, au Québec. Mais particulièrement au Québec. Mais je veux avant tout sensibiliser les gens aux différents problèmes qu'on rencontre. Je ne suis pas un être qui a eut une vie rose ou qui a eut des problèmes spéciaux uniques à sa personne. 1 filles sur 3 de moins de 18 ans se font agressées sexuellement... Alors ne me dites pas que je suis anormale.
Et, malgré que vous pourriez dire que je ne suis qu'une jeune de 16 ans, dites-vous que j'ai vécu plus que ce que pourrait vivre certaines personnes en l'espace d'une vie. J'ai vécu la perte d'un père, le taxage, la dénigration, se faire frapper, l'humiliation, les menaces de mort, les agressions sexuelles, la drogue, le suicide, l'échec scolaire, l'enfermement, les engueulages, se faire surveiller par une caméra cachée dans ma chambre, se retrouver à la rue, jeté de sa maison, le vol, le mensonge, la paranoïa, les accidents de la route, la perte d'une amie par suicide, la dépression, la manipulation, et plus encore...
Sachez que la petite jeune sait de quoi elle parle.
::Alyssonna