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 AnonYmous
 
Alyssonna :: Dream




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C'était un froid extrême. Une lueur qui perçait le rideau obscur de la nuit. Une symphonie de branches qui s'emmêlaient entre elles. Le sifflement du vent à ses oeilles. La douce lamentation du sol à chacun de ses pas posés. Un simple et curieux paradoxe que ce temps. Elle se plaisait à y vagabonder. À y laisser son curieux passé ici. Elle restait coincée dans le passé. Elle seule pouvait savoir pourquoi elle vivait dans ses souvenirs. La glace et le feu pourraient tout aussi bien être son champ de bataille, comme l'a été sa vie. Sa grandeur s'était étallée jusqu'à bien au delà des frontières de son pays. Certains l'admiraient... Certains voulaient sa tête. Un curieux paradoxe, oui... Elle n'était tout simplement pas comme tout le autre. Elle était... Une déviation de la société. Une indomptable personnalité qui ne s'en était jamais laissé imposé.

 



Le frôlement du vent contre sa joue... Ho... Ses joues... Impeccables. Comme tout le reste. Un regard foudroyant. Éteincellant. Dangereux. Sa couleur émeraude. Non, du cristal. Ce regard où le feu meurtrié se consumerait à jamais. Ses sourcils froncés. Provoquant. Non, elle est provoquante. Ce nez délicat. Non. Il est exquis. Sa bouche fine. Innexacte, elle est froide. Son sourire ironique. Non, elle ne sourit pas. Ses paroles foudroyantes. Foudroyer? Non, elles vous dévorent de l'intérieur, vous rendant fou. Sa pensée débordante. Faux. Elle est innexistante. Ses mains sont délicates. Certes, mais elles sont meurtrières. Comment qualifier Alyssonna Cayne? Immortelle. Elle vogue par dessus le temps. Le temps n'a aucun impact sur elle. Vous avez tout à apprendre d'elle, et elle... Elle, elle n'a rien à apprendre de vous. Vous apprendez. Ho oui. Comme j'ai appris à la connaître durant les trois dernières années. Elle souffle à mon oreille de répendre la froideur de ses pensées, de vivre pour savourer la victoire. Elle est innoubliable. Éternelle. Elle est aussi parfaite que le marbre lui-même. Et comme la pierre d'une statue finement scultée, elle résiste au temps. Le temps. Il n'a plus lieu d'être. Il n'est que subjectif. Et même encore. Et ici, il l'est tout autant. Ce lieu... est Son lieu. Nul autre ne s'y aventure. Qui s'y aventurerait? Tout est dramatique. Et tout est sombre. Mais c'est aussi profond... Il faut trouver le fond de sa pensée. Une pensé idéologique. Je ne suis plus rien. Vous n'êtes plus rien, à côté d'elle. Elle. Elle est innoubliable. Elle est une personne à part entière. Une personne? Non, elle est plus que cela. Elle n'est plus de chair comme tous, elle est de glace. Elle est l'énergie qui compose la matière. Elle est l'essence même de la vie. Et de la mort. Elle. Elle elle juge. Elle est à la fois enquêteur, juge, avocat, témoin et bourreau. Ses soupires d'angoisses, ses pensées impeccables. Tout et rien la qualifie.

 

On n'a pas besoin d'être archéologue pour savoir que rien ne dure et que personne n'est éternel...

 

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La possibilité du suicide procure un calme qui permet de faire front quand les nuits sont longues.


 

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Un vaste océan brumeux qui hante mes rêves et qui monopolise mes pensées, cet océan entouré de noirceur, de peur, où je me laisse engloutir, incapable de résister. Je nage dans l'espoir qu'un jour je reprenne le dessus, et que sous la brume de mes songes de soliture je puisse y voir l'amour et la joie briller sous les éclats du soleil.

Dans mon océan de brume, la noirceur sur mon chemin... Je peux enfin penser comme bon me semble et vivre dans mes rêves et mes souvenirs, rester dans le passé de mon vécu au lieu de poursuivre dans la misère. Car pourquoi continuer de vivre si l'on ne s'en sort pas vivant? Car d'un pas avancé, de trois autres je m'en vois reculée. Être enfin libre des jugements, libre des restrictions du monde physique. Ici est ce que je pense et ce que je crois. J'y laisse s'évader mon esprit de tous ce qui est sur ma conscience.

À vous de voir si vous êtes dans le même océan que moi... Entrez dans mon rêve...

:: Alyssonna

 


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Ecrire est une manière de mettre en scène le secret, l'interdit, la passion, l'énigme, l'inachevé, l'inavouable.

 



Ce n'est pas parce que tu es dans la rue que tu n'es plus rien

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La vie est lente et l'espérance violente.

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